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Apprendre la communication animale : les 5 étapes pour écouter autrement

17 avr. 2021
13 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 sept.


lucile en posture de méditation avec un poulain mettant son museau sur ses mains jointes au dessus de ses genoux en tailleur
Lucile Picker en présence d’un cheval lors d’un moment de communication animales sensorielle

Comment apprendre la communication animale ?


Apprendre la communication animale ne demande pas de posséder un don particulier. Cela consiste d’abord à ralentir, à revenir dans son corps et à reconnaître la manière dont les informations se présentent à travers ses sensations, ses émotions, ses images ou ses pensées.


Dans mon approche de la communication animale sensorielle, l’apprentissage suit cinq étapes : l’ancrage, l’ouverture du cœur, la relaxation, la connexion et l’écoute sensorielle.


Elles permettent de créer un état intérieur suffisamment calme et disponible pour entrer en lien avec l’animal, accueillir ses perceptions et apprendre progressivement à distinguer un ressenti d’une projection du mental.


Ces étapes ne constituent pas un protocole rigide. Elles forment des repères que tu peux t’approprier selon ton fonctionnement, ta sensibilité et l’animal avec lequel tu souhaites communiquer.


Dans cet article


Et si tu percevais déjà ton animal ?


Peut-être as-tu déjà aperçu ton cheval dans son pré et senti immédiatement que quelque chose s’était passé.


Tu ne savais pas quoi. Rien ne semblait encore l’indiquer. Pourtant, tu le savais. Peut-être as-tu ressenti la même chose au premier regard de ton chien en rentrant chez toi.


Ces moments sont si courants que nous parlons simplement d’intuition, de hasard ou du fait de bien connaître notre animal.


Mais si cette communication existait déjà entre vous ?


Il ne s’agit pas de créer un lien qui manquerait. Il existe déjà dans vos regards, vos habitudes et votre histoire commune.


Apprendre la communication animale permet de le renforcer et de le rendre plus conscient, jusqu’à ressentir parfois, pendant quelques secondes, le corps, l’émotion ou le monde intérieur de ton animal.


Tout le monde peut-il apprendre la communication animale ?


La communication animale n’est pas, selon moi, un don réservé à quelques personnes extraordinaires. Mais nous ne percevons pas tous de la même manière.


Étonnamment, la plupart des personnes qui viennent apprendre espèrent d’abord voir : une image nette, une scène intérieure, presque un film. Certaines attendent aussi une voix distincte de la leur.


Pourtant, l’information peut aussi être une sensation physique, une émotion, un mot, une odeur, un goût, une impression de mouvement ou une évidence que l’on ne sait pas expliquer.


Lors d’un stage, Caroline pensait ne rien recevoir parce qu’elle ne voyait aucune image. Après une méditation, elle s’est connectée à un chien. Elle a ressenti une douleur dans sa jambe, à l’endroit correspondant à son antérieur droit, puis un inconfort dans le ventre.


La gardienne a confirmé un ancien accident ayant laissé une boiterie à l’antérieur droit, ainsi que des diarrhées et des vomissements récents.


Caroline n’était pas incapable de communiquer. Son corps écoutait déjà ; elle attendait simplement que l’information arrive autrement.

On n’apprend pas à copier le canal de perception de quelqu’un d’autre. On apprend à reconnaître le sien.

Pour ouvrir et approfondir cette écoute, je m’appuie sur cinq étapes : l’ancrage, l’ouverture du cœur, la relaxation, la connexion et l’écoute sensorielle.


Une communication animale sensorielle, pas un protocole à reproduire


Tu ne recevras peut-être jamais comme une autre personne. Là où elle verra une image, tu ressentiras peut-être une tension dans ton corps. Là où elle entendra une phrase, tu éprouveras une émotion ou tu sauras quelque chose sans pouvoir expliquer comment.


Mon approche ne cherche pas à t’apprendre la « bonne » manière de communiquer. Elle t’aide à découvrir comment l’information vient jusqu’à toi, à l’accueillir sans la transformer trop vite, puis à la vérifier. Peu à peu, tu ne te contentes plus de recueillir des réponses : tu développes une écoute véritable, capable de laisser l’animal orienter lui aussi la rencontre.


Les cinq étapes pour apprendre la communication animale


Les 5 étapes pour apprendre la communication animale sensorielle
Les cinq étapes pour apprendre la communication animale sensorielle

Étape 1 : s’ancrer pour revenir dans son corps


S’ancrer, c’est revenir ici, dans son corps, suffisamment en sécurité pour accueillir une information nouvelle.


Avant une connexion, observe ce qui est déjà présent en toi : une tension, une douleur, une émotion, une respiration courte. Sans cet état des lieux, tu pourrais attribuer à l’animal une sensation que tu portais déjà.


L’ancrage ne supprime pas la peur de se tromper. Il l’empêche simplement de prendre toute la place.


Pose les pieds au sol. Sens leurs points d’appui, le poids de ton bassin et le mouvement de ta respiration.


Tu peux ensuite imaginer des racines qui descendent sous tes pieds et s’enfoncent profondément dans la terre. Observe leur forme, leur couleur, leur force. Ne cherche pas à réussir la visualisation : laisse simplement ton attention redescendre de ta tête vers ton corps.


Puis demande-toi :

De quoi ai-je besoin, maintenant, pour me sentir suffisamment en sécurité pour écouter ?


Parfois, quelques respirations suffisent. Parfois, il faut marcher, bouger, toucher un arbre ou remettre la pratique à un moment plus calme. L’ancrage n’est pas une performance.


C’est le socle sur lequel tout le reste va pouvoir se déposer.


Deux autres manières de t’ancrer

Nous ne nous ancrons pas tous de la même manière. Si la visualisation des racines ne te parle pas, essaie une approche plus corporelle.


Revenir dans le bas du ventre

Pose tes mains quelques centimètres sous ton nombril. Imagine que ton attention, souvent concentrée dans ta tête, descend lentement vers tes mains. Elle peut emprunter un escalier, un ascenseur ou simplement suivre le poids de ton expiration.


Ne cherche pas une sensation particulière. Remarque seulement ce qui change lorsque tu cesses de penser ton corps et que tu commences à l’habiter.


S’ancrer par le mouvement et la nature

Marche lentement en sentant chaque pied se poser, pousse légèrement dans le sol, étire-toi ou pratique une activité qui engage pleinement ton corps. Tu peux aussi t’installer près d’un arbre et poser l’intention de ressentir sa stabilité.


Pour certaines personnes, notamment celles dont le mental est très actif, le mouvement est bien plus efficace que l’immobilité.


Étape 2 : ouvrir son cœur pour laisser l’animal être autre


Nous aimons nos animaux. Et cet amour peut nous ouvrir autant qu’il peut parfois brouiller notre écoute.


Quand leur santé ou leur comportement nous inquiètent, notre peur se mêle facilement à ce que nous percevons. Nous voulons tellement les protéger que nous cherchons parfois une réponse avant de leur laisser la place de s’exprimer.


Ouvrir son cœur ne signifie donc pas envoyer beaucoup d’amour en espérant obtenir une réponse. Cela signifie rencontrer l’animal sans décider à l’avance de ce qu’il devrait ressentir, vouloir ou refuser.


Exercice de connexion entre deux participantes d'un stage de communication animale sensorielle
Exercice de connexion entre deux participantes d'un stage de communication animale sensorielle

Un exercice d’ouverture du cœur


Ferme les yeux et porte ton attention au centre de ta poitrine. Respire lentement, sans chercher à provoquer une sensation particulière.


Pense ensuite à un moment très simple de tendresse partagé avec un animal : un regard, un souffle, une présence silencieuse. Laisse ce souvenir réveiller en toi la qualité du lien, puis relâche l’image. Garde seulement l’état intérieur qu’elle a fait naître.


Tu ne demandes encore rien. Tu apprends simplement à être en relation.


Explorer l’ouverture du cœur à deux


Tu peux également faire cet exercice avec une personne de confiance.


Asseyez-vous face à face, suffisamment près pour pouvoir vous tenir les mains si vous le souhaitez. Prenez quelques respirations ensemble. Puis l’une de vous pose l’intention de transmettre à l’autre une présence chaleureuse et bienveillante à travers son souffle, son regard ou ses mains.


La personne qui reçoit observe simplement ce qu’elle perçoit : chaleur, picotements, émotion, détente, image, couleur ou peut-être rien de particulier. Échangez ensuite sur vos ressentis, puis inversez les rôles.


Il ne s’agit pas de prouver qu’une énergie circule ni de produire une sensation. Cet exercice permet d’observer comment chacune perçoit la qualité d’une relation sans avoir recours aux mots. Il te donne déjà de précieux indices sur ton langage sensoriel.


Étape 3 : se détendre pour percevoir le subtil


Lorsque ton mental est très actif, il produit déjà des mots, des images et des scénarios. Une information plus discrète peut alors passer inaperçue.


Se détendre ne signifie pas faire le vide ni atteindre un état extraordinaire. Il s’agit de créer un peu plus d’espace.


Trois chemins pour entrer en relaxation


Choisis celui qui correspond le mieux à ton état du moment :

  • par le souffle : allonge progressivement ton expiration, sans forcer, pendant quelques minutes ;

  • par le corps : contracte puis relâche successivement les pieds, les jambes, le bassin, les mains, les épaules et le visage ;

  • par les sens : écoute un morceau de musique calme et porte successivement ton attention sur les sons, les silences et les sensations qu’ils éveillent.


À la fin, demande-toi simplement :

Suis-je plus disponible qu’il y a quelques minutes ? 


Tu n’as pas besoin de faire le vide. Tu as seulement besoin de créer un peu plus d’espace.


La communication animale sensorielle se glisse souvent dans une variation minuscule : une pression, une image brève, un mot ou une émotion nouvelle. Elle ne frappe pas à la porte. Il faut devenir assez présent pour remarquer son passage.


Étape 4 : se connecter — puis savoir revenir à soi


Faut-il commencer avec son propre animal ?

Il est tout à fait possible de communiquer avec son propre animal. Pourtant, lorsque l’on débute, l’amour, l’inquiétude et tout ce que l’on sait déjà de lui peuvent se mêler aux perceptions. Nous désirons parfois tellement une réponse que notre attente parle avant lui.


Commencer avec un animal inconnu ne rend pas la communication plus authentique. Cela offre simplement un terrain d’apprentissage plus neutre : tu peux noter ce que tu reçois sans connaître son histoire, puis demander à son humain ce qui peut être vérifié.


Tu construis ainsi tes repères et ta confiance avant de revenir vers ton propre compagnon avec davantage de discernement.


Pour débuter, utilise la photo récente d’un animal inconnu, avec l’accord de son humain. Tu seras moins influencée par son histoire et tu pourras vérifier tes perceptions.


Regarde la photo quelques instants. Ferme les yeux et pose une intention simple :

Je me relie à cet animal, dans le respect de ce qu’il souhaite partager.


Puis attends.


Ne remplis pas le silence avec des questions. Accueille d’abord ce qui apparaît, même si cela te semble banal ou étrange.


Lorsque l’échange est terminé, remercie l’animal et pose clairement ton intention de fermer la connexion. Reviens à ta respiration, sens de nouveau ton corps, bouge les mains et les pieds, puis ouvre les yeux.


Savoir se déconnecter est aussi important que se connecter. Communiquer ne signifie pas rester ouverte en permanence ni porter les émotions de tous les animaux rencontrés.


Adapter la connexion à ton fonctionnement sensoriel


Si la première proposition ne fonctionne pas, cela ne signifie pas que tu es incapable de te connecter. Essaie une autre porte :


  • si tu es plutôt visuelle : regarde la photo, ferme les yeux et laisse l’image de l’animal se reformer intérieurement. Observe sa posture, ses mouvements ou l’environnement dans lequel il apparaît ;

  • si tu es plutôt auditive : répète doucement son nom, puis écoute le silence qui suit. Un mot, un son ou une phrase peut émerger ;

  • si tu es plutôt kinesthésique : imagine sa présence près de toi et observe les modifications dans ton corps, ta respiration et tes émotions ;

  • si tu perçois par intuition directe : accueille la première évidence qui surgit, même si elle n’est accompagnée d’aucune image ni sensation nette.


Tu peux essayer plusieurs approches, mais évite de les enchaîner fébrilement. Accorde quelques minutes à chacune avant de conclure qu’elle ne te convient pas.


Étape 5 : écouter avec tous ses sens


Une fois la connexion établie, pose une question ouverte :

Comment te sens-tu aujourd’hui ?

Y a-t-il quelque chose que tu souhaites me montrer ?

Qu’aimes-tu particulièrement ?


Après chaque question, laisse un véritable silence.


Note la première information avant de l’expliquer. Si tu ressens une pression dans la poitrine, écris pression dans la poitrine, pas problème cardiaque. La première phrase décrit une perception ; la seconde est déjà une interprétation — et un diagnostic appartient au vétérinaire.


Écouter ne consiste pas à remplir un questionnaire. Une réponse peut ouvrir une direction imprévue. Il faut parfois abandonner la question suivante pour rester auprès de ce que l’autre partage. La communication devient alors une rencontre, et non une collecte d’informations.


Affiner séparément chaque sens de perception

Tu peux entraîner ton écoute sensorielle en dehors de toute connexion animale.


Pendant une promenade, consacre deux minutes à chaque sens : regarde les nuances de lumière, écoute les sons proches puis lointains, sens les odeurs, remarque la température de l’air et les points de contact sous tes pieds.


Tu peux également choisir une émotion simple — la joie, la peur, la curiosité — et observer comment ton corps la reconnaît. Où apparaît-elle ? A-t-elle une température, un mouvement, une densité ?


Plus tu connais ton propre paysage intérieur, plus tu peux remarquer ce qui apparaît soudainement et semble ne pas t’appartenir.


« Est-ce lui ou est-ce mon mental ? »


Une image apparaît, si rapidement que tu ne sais déjà plus si tu l’as reçue ou fabriquée.


Un mot traverse ton esprit. Il ressemble à n’importe laquelle de tes pensées. Une émotion serre soudain ta poitrine, mais peut-être était-elle déjà là.


Alors le doute arrive :

Est-ce lui… ou est-ce moi ?


Tu effaces l’image, ne retiens pas le mot et attends quelque chose de plus spectaculaire.


Mais une information transmise par un animal peut avoir presque la même texture qu’une pensée ordinaire. Un mot inhabituel, une autre intonation ou une émotion qui ne te ressemble pas peuvent parfois nous alerter, mais pas toujours.


L’apprentissage ne consiste pas à croire que tout vient de l’animal, mais à ne pas effacer une perception avant de l’explorer. Note-la, partage-la avec prudence, puis confronte-la au réel.

La communication animale ne demande pas de croire aveuglément. Elle demande de ressentir, de vérifier et d’apprendre à devenir plus juste.

Ce qui peut freiner l’apprentissage


Peut-être as-tu déjà eu envie d’apprendre quelque chose de nouveau avant de refermer la page et de penser : Ce n’est probablement pas pour moi.


Dans la communication animale, cette peur peut être plus intense, car le subtil vient toucher exactement l’endroit où tu doutes de toi.


Il y a la peur de se tromper, de paraître ridicule ou d’être jugée. Il y a aussi celle de changer : que penseront ton conjoint, tes amis ou ta famille si tu ouvres cette porte ?


Notre apprentissage scolaire nous pousse aussi à chercher la bonne réponse, immédiatement confirmée. Si elle reste incertaine ou symbolique, nous pensons avoir échoué.


Mais comment apprendre un langage subtil sans tâtonner ?


Pourtant, la confiance se construit en accueillant une perception, en osant la partager, en observant ce qui est confirmé ou non, puis en recommençant.


Tu n’as pas besoin d’avoir confiance pour faire tes premiers pas. C’est en faisant ces pas que la confiance peut naître.

Un premier exercice de communication animale


Une communication animales entre une stagiaire et un poney

Pour ta première expérience :


  1. choisis la photo d’un animal que tu ne connais pas et demande l’accord de son humain ;

  2. prends quelques minutes pour t’ancrer et observer ton état intérieur ;

  3. respire jusqu’à te sentir plus calme ;

  4. pose ton intention de connexion ;

  5. demande à l’animal de te montrer quelque chose qu’il aime ;

  6. note immédiatement toutes tes perceptions ;

  7. ferme la connexion et demande un retour précis à son humain.




Ne cherche pas à obtenir dix réponses. Une seule perception notée avant la vérification constitue déjà une expérience sur laquelle apprendre.


Apprendre à communiquer avec les animaux, c’est aussi apprendre à écouter


Quand t’écoutes-tu vraiment ?


Quand prends-tu le temps de t’arrêter devant une fatigue, une boule dans la gorge ou une émotion, sans chercher immédiatement à la faire taire ?


Nous avons rarement appris cette écoute. Nous avons plutôt entendu : Arrête de pleurer, ce n’est pas grave. Tu t’inquiètes pour rien. Tu râles tout le temps. Passe à autre chose.


Peu à peu, nous avons appris à repousser ce qui nous traversait et à nous juger avant de nous comprendre. Mais comment reconnaître une sensation infime pendant une connexion si nous n’écoutons jamais notre propre corps ?


Le chemin personnel et l’apprentissage de la communication animale avancent ensemble. Il ne faut pas être parfaitement guérie, calme ou sûre de soi pour commencer.


Mais mieux nous nous connaissons, plus nous pouvons laisser l’animal être différent de ce que nous avions imaginé.


Nous commençons souvent parce que nous voulons une réponse : comprendre un comportement, connaître un besoin, apaiser une inquiétude.


Puis quelque chose de plus profond se transforme.


Nous cessons peu à peu d’interpréter l’animal uniquement depuis notre monde humain.


Nous nous déplaçons intérieurement pour lui laisser une véritable place dans la relation.


La communication animale n’est alors plus seulement une manière de recevoir des messages.


Elle devient une autre manière d’habiter le monde.


Et si apprendre à communiquer avec les animaux commençait simplement par ralentir assez pour laisser le vivant exister autrement auprès de nous ?

Pour aller plus loin


Lire permet de comprendre. Mais c’est par l’expérience et la pratique que tu apprendras à reconnaître tes perceptions et à faire confiance à ta propre manière de communiquer avec les animaux.


Selon l’étape où tu te trouves aujourd’hui, tu peux :


À propos de Lucile Picker


Ancienne cavalière professionnelle et enseignante, Lucile Picker est formatrice en communication animale sensorielle depuis plus de 15 ans. À travers Le Monde de Lucile, elle a accompagné plus de 3 500 duos humains-animaux et formé plus de 1 000 personnes.

Son approche relie l’expérience du terrain, la connaissance du cheval, la pédagogie et l’exploration de nos perceptions. Elle accompagne chacun à reconnaître son propre langage sensoriel, afin de communiquer avec les animaux avec davantage d’autonomie, de discernement et de justesse.

Pour elle, communiquer avec un animal ne consiste pas à lui imposer nos attentes, mais à apprendre à l’écouter, à accueillir ce qu’il vit et à construire avec lui une relation plus consciente.




Questions fréquentes sur l’apprentissage de la communication animale


Tout le monde peut-il apprendre la communication animale ?

Nous ne percevons pas tous de la même manière, mais chacun peut apprendre à observer plus finement ses sensations, ses émotions, ses images intérieures, ses mots et ses intuitions. L’enjeu n’est pas de recevoir comme les autres : il est de reconnaître progressivement son propre langage sensoriel.


Faut-il avoir un don pour communiquer avec les animaux ?

Non. Certaines personnes sont spontanément plus réceptives, mais chacun peut développer son écoute sensorielle avec de la pratique, un cadre et des retours précis.


Peut-on communiquer avec son propre animal ?

Oui. L’attachement, les attentes et les inquiétudes peuvent toutefois brouiller les perceptions. Pour débuter, communiquer avec un animal inconnu facilite souvent la vérification et la construction de repères.


Peut-on pratiquer à partir d’une photo ?

Oui. Une photo récente et nette peut servir de support. Elle aide parfois à se concentrer, car l’animal ne bouge pas et ne sollicite pas directement l’attention.


Pourquoi est-ce que je ne vois aucune image ?

Parce que la vision intérieure n’est qu’un canal parmi d’autres. Tu peux recevoir une sensation physique, une émotion, un son, un mot, une odeur, un goût, un mouvement ou une évidence intuitive. Ne pas voir ne signifie pas ne rien recevoir.


Comment savoir si l’on invente ?

Il n’existe pas toujours une différence nette entre une pensée et une information reçue. Note ce qui apparaît sans en faire une certitude, puis vérifie avec l’humain de l’animal. Les confirmations comme les erreurs construisent progressivement le discernement.


Combien de temps faut-il pour apprendre la communication animale?

Il n’existe pas de durée identique pour tout le monde. Certaines perceptions apparaissent dès les premiers exercices ; apprendre à les reconnaître, à les approfondir et à les vérifier demande ensuite une pratique régulière. La confiance se construit en expérimentant, pas en attendant d’être certaine avant de commencer.


Comment débuter en communication animale ?

Commence par revenir dans ton corps et observer ce que tu ressens, sans chercher immédiatement un message spectaculaire. L’ancrage, la détente et l’écoute de tes sensations créent les conditions nécessaires pour percevoir plus finement. Pratiquer avec un animal que tu ne connais pas facilite ensuite la vérification de tes premières perceptions.


Peut-on apprendre la communication animale seul ?

Il est possible de commencer seul avec des exercices simples. Cependant, pratiquer avec d’autres personnes et recevoir des retours précis aide à vérifier ses perceptions, à reconnaître ses projections et à progresser avec davantage de discernement. Un accompagnement permet aussi de ne pas rester bloqué face au doute.


La communication animale remplace-t-elle un vétérinaire ?

Non. Elle ne remplace jamais l’observation, un examen, un diagnostic ou un traitement vétérinaire. Une perception peut ouvrir une piste, mais toute inquiétude concernant la santé ou la douleur d’un animal doit être évaluée par un professionnel qualifié.


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