Quand un animal part : traverser le deuil et honorer son compagnon
- Lucile Picker
- il y a 4 jours
- 7 min de lecture

Introduction
La mort d’un animal de compagnie n’est jamais un petit événement. Ce n’est pas "juste un chien", "juste un chat", "juste un cheval". C’est un compagnon d’âme, une âme soeur, un confident silencieux qui a traversé un pan de notre vie avec nous.
C’était une présence constante. Un regard qui ne demandait rien. Un corps chaud contre le tien quand le monde devenait trop dur. Un être qui te voyait quand tu ne savais plus très bien qui tu étais.
Et j’ai pu remarquer que bien souvent, LEUR DEPART SURVIENT A UN MOMENT CHARNIERE… comme s’ils accompagnaient un passage de vie pour le gardien. Un changement de cap. Une bascule intérieure. Une séparation.
Je te partage ici une expérience personnelle, et quelques pistes pour traverser ce deuil le mieux possible.
Un amour qui ne demande rien et qui sait tout
L’amour d’un animal est incomparable. Pas parce qu’il est idéalisé. Mais parce qu’il est dénué de stratégie.
Il n’aime pas ce que tu fais. Il aime qui tu es, même quand toi tu ne le sais plus.
Les animaux nous voient sans les masques. Ils savent quand nous allons bien, quand nous faisons semblant, quand nous doutons, quand nous nous perdons. Souvent, ils nous connaissent mieux que nous-mêmes.
Ils sentent nos incohérences. Ils sentent nos blessures non dites. Ils sentent aussi nos ressources, même quand nous les avons oubliées.
Et c’est pour cela que leur départ fait si mal. Parce qu’ils étaient les gardiens silencieux de notre vérité.
1. Quand l’animal s’en va à un moment clé de notre vie
Beaucoup d’animaux partent dans des moments charnières de notre vie. Un déménagement. Une séparation. Un changement de vie. Un avant / après.
Comme s’ils accompagnaient la fin d’un chapitre… sans entrer dans le suivant.
J’ai vécu cela avec mon chien.
Un être profondément connecté, mon bouddha. Toujours à mes côtés.
Le jour de mon déménagement en Bretagne, il a commencé à tousser violemment. Le diagnostic est tombé: problème cardiaque. Malgré les traitements sont état s’est dégradé violemment. Et je n’ai pas eu le temps de me faire à l’idée.
Pourtant, un matin au réveil, il m’a transmis ces mots :
« Je ne verrai pas la nouvelle maison. »
Il n’y avait pas de tristesse dans sa voix. Pas de peur. Juste une évidence.
Il savait. Il me demandait de le laisser partir. Il m’avait accompagné jusqu’au bout d’un cycle, mais sans franchir le seuil de la suivante.
Je n’imaginais pas à ce moment que ce changement de lieu de vie allait être cet énorme tsunami dans ma vie! 3 ans plus tard, je commence à peine à sortir la tête de l'eau.
Il est malheureusement décédé dans la journée.
J’ai pris la décision de l’euthanasier car il avait beaucoup de mal à respirer.
Et ce que je vais te raconter de ce moment a marqué ma vie.
J’ai préparé ce moment avec lui grâce à la communication animale et cela à permis qu'il soit tellement calme et serein. C’était surprenant et presque réconfortant.
Il était dans mes bras et lorsque j’ai ressenti son départ, je n’arrivais pas à m’arrêter de pleurer à chaudes larmes. Et... j’ai entendu une voix venant du plafond de la salle:
« Hey! Je suis là! pourquoi tu ne me regarde pas! »
J’étais stupéfaite et en même temps tellement heureuse de l’entendre. Cela m’a fortement aidé à sécher mes larmes, je me suis vu sourire en le regardant et j'ai pu laisser le corps de mon vieil ami, mon compagnon pendant tant d'année.
2. Le deuil d’un animal est un vrai deuil
Trop souvent minimisé ou incompris, le deuil d’un animal est pourtant une épreuve profonde. Il vient parfois nous bousculer autant que la perte d'un humain.
Parce que ce lien est pur, inconditionnel, silencieux, il touche des couches très intimes de notre être.
Parce que le lien avec un animal est brut, direct, sans masque. Il ne passe pas par le mental. Il touche le corps, le cœur, les parts archaïques de l’être.

Perdre un animal, c’est perdre :
un compagnon précieux
un ami qui connait tout de nous, qui nous connait parfois plus encore que nous-même
un rythme,
une sécurité,
un témoin silencieux de notre intimité,
parfois même… notre raison de nous lever le matin.
Le deuil animalier est un vrai deuil. Il mérite d’être vécu pleinement.
Tu as le droit d’avoir mal. Tu as le droit de pleurer. Tu as le droit de prendre le temps.
Le deuil animalier traverse différentes étapes, que chacun vit à son rythme .
Il y a le choc.
Puis l’irréalité.
Puis parfois la colère : “Pourquoi maintenant ?”.
La culpabilité : “Et si j’avais vu plus tôt ?”.
La tristesse profonde, celle qui serre la poitrine.
Et puis… ce vide
Il n’y a pas de bon timing pour traverser cette adversité. Il n’y a que le tien.
Malheureusement la société reconnait peu ce deuil et la douleur associée. Et parfois, il est difficile d’être compris-e et de pouvoir en parler librement.
3. La peur d’oublier si la tristesse s’en va
C’est une peur que j’entends souvent :
"Si je vais mieux… est-ce que je vais l’oublier, je vais le trahir, trahir mon amour pour lui ?»
Comme si la douleur garantissait que le lien reste vivant. Mais ce n’est pas la tristesse qui entretient l’amour.
Lors des communications animales après le décès, les animaux disent très souvent la même chose. Avec des mots différents, mais une intention claire.
Ils ne demandent pas qu’on reste dans la peine. Ils demandent que l’on incarne ce qu’ils ont apporté:
L’amour.
La joie de vivre.
L’espièglerie.
La capacité à jouer.
La confiance en soi.
La douceur.
La présence à l’instant.
Ces moments uniques de partage qui n’existaient qu’avec eux.
Ils disent :
« Garde ça vivant. En toi. »
C’est ainsi que le lien continue. Pas dans le manque. Mais dans la transmission.
Les communications animales sensorielles avec les animaux défunts sont souvent extrêmement émouvantes. Et je suis régulièrement frustrée que le gardien ne puisse ressentir cet amour intense que les animaux transmettent. I
Ils invitent souvent leur compagne ou compagnon humain à s’ouvrir à la beauté du monde et de leur propre personne.
Je me souviens d’une communication animale avec un petit chien, Pitou, pendant laquelle j’avais un énorme sourire tout le long. J’en étais gênée car il venait de décéder et sa gardien, Bénédicte, était encore beaucoup dans l’émotion. Et puis il lui dit :
« n’oublies jamais ma joie de vivre. Garde là en toi. Souviens toi de tous ces moments ou je t’ai apporté de la joie et fais vivre cette joie en toi. Cultive là. Pour moi, pour nous, pour notre relation et pour toi. J’aimerais que ma vie sur terre ai pu te transmettre cette joie de vivre et qu’elle puisse continuer d’exister pour toi. Ainsi je ne serais pas venu à tes cotés pour disparaitre ensuite mais pour te laisser le plus beau des cadeaux. »
Je me souviens encore de la manière dont ces paroles ont touchés Bénédicte, et elle m’a raconté quelques moments qui font rire et dont son chien était le maître. Elle l’a reconnu, elle l’a ressenti, elle a pu lui dire au revoir et surtout savoir quoi faire de ce départ.
A la fin de la séance, Bénédicte était soulagée, apaisée, et pleine de gratitude d’avoir eu la chance de vivre autant d’année avec Pitou.
4. La vie après la mort de ton animal
Il y a une chose que peu de gens osent dire à voix haute. Et pourtant, beaucoup la vivent.
Après la mort de leur animal, ils continuent à sentir quelque chose. Une présence. Un signe. Un rêve très clair. Une sensation de paix inattendue.
Ce lien d’âme ne s’arrête pas avec la mort physique. Et si tu le souhaites, il est même possible de communiquer avec lui après son départ, comme je te l’ai partagé.
Je consacrerai une autre page de blog à cette forme de communication subtile, pour t’accompagner à ouvrir cet espace si tu en ressens l’élan.
Mes animaux, qu’ils soient vivants ou défunts, peuvent profiter de mes méditations pour me transmettre des messages et parfois je leur demande leur soutien, leurs avis, leurs guidances. Ainsi, ils ne sont plus physiquement présent et pourtant, s’ils le souhaitent, il garde une place au sein de mon foyer.
5. Accueillir un autre animal ne remplace rien

Tu ne remplaces pas un être. Tu ouvres à nouveau ton cœur et un autre animal pourra venir à toi. Peut-être avec une autre énergie, une autre mission. Mais avec le même amour prêt à circuler.
Et souvent, les animaux partis sont là, tout près, pour veiller à cette rencontre.
« L’amour ne se divise pas. Il se multiplie. »
Lors d’une communication animale avec un chien décédé, Vacto demande à sa gardienne de reprendre un autre chien. Eve me confirme qu’elle y pense mais qu’elle ne voulait pas faire quelque chose qui pouvait aller à l'encontre de la relation qu’elle avait pu avoir avec son chien. En lui demandant de reprendre un chien, sans même qu’elle aborde le sujet, il l’a libérée d’une forme de culpabilité et Eve a pu s’autoriser à accueillir un nouveau compagnon à 4 pattes.
Il peut même arriver que les animaux défunts aient des « consignes » concernant le nouvel arrivant dans la maison. Ils peuvent accompagner le choix et l’arrivée de celui-ci.
Parfois, le choix est de ne pas en reprendre un autre.
Racon, un chat, a exprimé qu’il restait en maître sur la maison et que pour le moment il déconseillait à sa maitresse de reprendre un chat. Il lui a promis de continuer à la protéger et a soufflé l’arrivé d’un autre être: un petit humain… finalement, il avait peut-être laissé la place à cette nouvelle âme...
Parfois l’animal part pour laisser la place à autre chose.... Il a permis de son vivant, de soutenir, de protéger, de sécuriser et aujourd’hui son ou sa gardienne est prêt-e, iel est assez « construite » pour continuer sans lui ou elle.
C’est le moment pour le compagnon à 4 pattes de prendre son envol!
Conclusion : honorer le lien invisible
Un animal ne passe jamais par hasard dans une vie.
Il vient souvent apaiser une solitude. Rappeler une capacité d’aimer. Réapprendre la confiance. Nous ramener à qui nous sommes, quand nous nous étions éloignés de nous-mêmes.
Aujourd’hui, en Bretagne, dans cette maison qu’il n’a pas vue, je sens encore mon chien marcher avec moi. Pas à côté. En moi. Et deux whippets remplissent de leur énergie débordante la maison... Comme un équilibre avec la sagesse de Docky.
Et je crois que c’est cela, au fond, leur dernier message :
Tu n’es jamais aussi seul que tu le crois.
Et l’amour véritable ne meurt pas.
Si tu veux communiquer avec ton animal défunt tu peux réserver ici:
Et si nos animaux nous aimaient inconditionnellement? https://www.lemondedelucile.com/post/amour-inconditionnel-animaux




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