Guérison et transformation personnelle : mon genou, les animaux, et le chemin pour apprendre à plier
- Lucile Picker
- il y a 6 jours
- 7 min de lecture
Un parcours de rémission où la volonté rencontre la douceur, et où la communication animale remet l’humain à sa place : celle d’un élève du vivant.

Guérison : quand le corps devient un chemin (et pas juste un “symptôme”)
Je suis ravie de partager mon parcours personnel qui m’a menée à une belle rémission.
Je ne sais pas trop par où commencer, parce que ce chemin n’est pas “juste” médical, ni “juste” psycho, ni “juste” spirituel. C’est un chemin qui mélange le métal et la chair, les larmes et la rage, la volonté et l’abandon. Et surtout… c’est un chemin de guérison qui m’a obligée à apprendre à plier.
À 19 ans, un accident a entraîné de multiples interventions chirurgicales sur mon genou droit. Et au fil des années, il s’est dégradé. Vraiment. Arthrose avancée, compartiment interne… disparu. Mon fémur et mon tibia se frottaient directement l’un contre l’autre. C’est très concret quand on le dit comme ça : plus de “coussin”, plus d’espace, juste l’os contre l’os. Et avec ça, la douleur, la fatigue, les adaptations, les limitations… et cette espèce de tension intérieure permanente : “tenir”.
Trois victoires, et une rémission qui n’était pas écrite d’avance
c'est une guérison et transformation personnelle grâce aux plantes et aux animaux.
1ère victoire : dépasser les pronostics (et vivre ma vie)
Ma première victoire, ça a été de défier les pronostics médicaux. J’ai prolongé la fonctionnalité de mon genou bien au-delà de ce qu’on m’avait annoncé. Ça m’a permis, entre autres, d’exercer comme cavalière professionnelle pendant de nombreuses années. Et ça, pour moi, c’est immense. Parce que ce n’était pas gagné, et parce que ce n’était pas “raisonnable” non plus.
2ème victoire : la demi-prothèse plutôt qu’une prothèse totale
La deuxième victoire — et pas des moindres — c’est la disparition des lésions rotuliennes. Ce détail change tout : cela a rendu possible la pose d’une “demi” prothèse (une unicompartimentale) plutôt qu’une prothèse totale. Pour mon genou, ça veut dire meilleure fonctionnalité après l’opération… et aussi la perspective, plus tard, de pouvoir remplacer cette demi-prothèse par une prothèse totale (puisque oui, la durée de vie d’une prothèse est limitée). Autrement dit : on garde des cartouches pour la suite. Et quand on a une vie encore pleine à vivre, ce n’est pas un détail.
3ème victoire : récupérer au-delà du possible (même imparfaitement)
La troisième victoire, c’est d’avoir récupéré bien au-delà des espérances des professionnels de santé, malgré une opération audacieuse : prothèse + ligamentoplastie en même temps. Un combo qui pouvait clairement limiter mes chances de récupération. Certains kinés, face à mes objectifs, m’ont regardée avec… je ne sais pas… du scepticisme, parfois même une forme de négation. Comme si ce que je voulais était presque irréalisable.
Et pourtant : j’y suis presque. Et j’ai déjà dépassé des pronostics très optimistes. Je le dis avec fierté, oui, et aussi avec un peu de surprise encore, parfois. Parce que c’est arrivé. Et parce que ça continue d’avancer, petit à petit.
La guérison n’est pas solitaire : gratitude, soins, rééducation, soutien
Je suis persuadée que cette “chance” n’est pas le fruit du hasard. Je pense vraiment que, dans les difficultés comme dans les réussites, notre part à jouer est essentielle. Même si le déterminisme, l’histoire familiale, la société… nous impactent bien plus que ce qu’on veut croire.
J’ai eu la chance de vivre dans un pays où, malgré un système médical en déclin, d’excellents chirurgiens m’ont prise en charge. J’ai pu bénéficier d’un suivi en centre de rééducation. Et ça, ça compte. Énormément.
Alors merci. Merci aux chirurgiens, merci aux équipes, merci à celles et ceux qui m’ont accompagnée. Merci à mon père qui a pris le relais à la maison. Merci aux personnes qui m’ont soutenue physiquement, moralement, émotionnellement. Parce que ce chemin de guérison, il n’est pas solitaire. Il ne l’a jamais été, même quand j’ai eu l’impression d’être seule.
De la volonté à la douceur : cacao sacré, plantes, transes… et transformation personnelle
Si j’écris tout ça, c’est aussi pour dire : oui, ma détermination, ma volonté, ma ténacité… ont été des atouts majeurs. J’ai tenu. J’ai poussé. J’ai recommencé. J’ai fait des exercices quand je n’en pouvais plus. J’ai pleuré parfois. J’ai serré les dents souvent. Et ça je sais faire.
Mais depuis quelque temps, j’ai intégré autre chose: la douceur et plus d'amour. Et je n’aurais jamais cru écrire ça comme ça il y a quelques années. Le cacao sacré, certaines plantes, des rituels… m’ont aidée à adoucir ce parcours, à apporter du confort dans quelque chose de très périlleux, à soutenir le processus avec legèreté et compassion. Et ainsi traverser autrement.
J’ai aussi exploré différentes transes, j'ai pratiqué des méditations, et toujours pris le temps pour des guidances afin de pouvoir parfois voir ce que je ne voulais pas regarder ou faire des choix en conscience. et ce sont les plantes psychotropes, avec des guides expérimentés et sûres qui ont favorisé une transformation intérieure profonde et durable. Ça m’a permis d’explorer de nouveaux chemins intérieurs, de nouveaux modes de fonctionnement. Je ne dis pas que c’est une recette ou une vérité universelle. Je dis que, pour moi, ça a été fondamental. Ces plantes permettent de la plasticité cérébrales. Et la plasticité cérébrale, c’est précieux : c’est ce qui permet de modifier les chemins neuronaux et de sortir des conditionnements, de faire bouger les masques égotiques, de développer de nouveaux comportements en créant de nouvelles routes dans le cerveau et dans le cœur.
Le corps garde la mémoire : “tenir debout” jusqu’à ne plus pouvoir plier
Notre corps garde les traces du passé. Les traces de nos traumas, et parfois celles de nos ancêtres. Il exprime la disharmonie par la maladie, par le symptôme, par la tension, par l’impossibilité. Et mon genou… mon genou a parlé fort.
Ma difficulté à marcher, à m’agenouiller, à plier… était liée à un besoin profond de “tenir debout”, coûte que coûte. Dans ma famille, tomber ou s’agenouiller par épuisement était perçu comme une faiblesse. Et cette faiblesse déclenchait souvent incompréhension, colère, violence verbale. Alors j’ai appris une stratégie : être la plus forte. Ne jamais plier. Ne jamais flancher. Ne jamais montrer.
Et à force… mon genou a fini par “casser”. Comme si le corps avait dit : “tu veux ne jamais plier ? Ok. Alors tu ne plieras plus.” Ça paraît symbolique dit comme ça, mais dans mon vécu, c’est exactement ce que ça a été : je ne pouvais plus plier, et parfois je ne pouvais même plus avancer.
J’ai la conviction qu’une intervention chirurgicale seule n’aurait pas suffi. Je ne dis pas ça contre la médecine, au contraire. Je dis ça parce que, pour moi, retrouver de la souplesse et de la fonctionnalité a demandé un changement de paradigme. Même si ce changement n’est pas total, même s’il n’est pas parfait.
Je le vois : il suffit de discuter avec des professionnels de santé pour comprendre que chacun réagit différemment à la douleur, au trauma, à la maladie. Et je rencontre aujourd’hui plusieurs personnes ayant eu des opérations du genou moins complexes qui, malheureusement, ne retrouvent pas leur mobilité. Ça me serre le cœur, parce que je sais ce que ça coûte, et je sais ce que ça prend.
Lâcher, perdre, se retrouver : la transformation personnelle derrière la guérison
J’ai compris aussi que, pour avancer, il faut laisser partir. Abandonner des fonctionnements, des croyances, des identités parfois. Parfois même des personnes. Et oui, c’est douloureux. C’est déroutant. C’est un deuil.
C’est la peur de perdre, la peur de ne plus se reconnaître, la peur d’être soi au risque de ne plus correspondre à l’image que les autres avaient de nous. C’est aussi lâcher des loyautés inconscientes envers sa famille. Et ça… ça peut être l’une des choses les plus difficiles.
Communication animale : les animaux et les plantes comme guides de guérison
Et dans ce chemin-là — je crois que c’est important de le dire — ce sont les animaux qui me montrent la voie chaque jour. Ce sont les plantes qui me permettent de le sentir dans mon corps. Pas juste “comprendre”. Sentir. Dans les fibres, dans la respiration, dans les os même.
Je crois en une humanité qui entend à nouveau les enseignements des êtres vivants autour de nous. Retrouver une place plus juste. Redonner sa noblesse au vivant. À ces êtres qui ont des capacités incroyables et qui, souvent, nous montrent le chemin juste.
Je ne crois plus à cette vision du communicant animalier qui, en tant qu’humain, aurait ce qu’il faut pour “soigner” l’animal, ou pour dire au gardien : “voilà la bonne route”. Je crois plutôt à une communication animale qui enseigne, qui guide, qui met en lumière, qui ouvre la conscience. Une communication animale qui rend humble. Qui nous remet à notre place.
Je ne crois plus au “sauveur” : je crois au canal, à l’amour, et à l’humilité
Je crois profondément en la capacité d’amour. L’amour qui guérit, non pas parce qu’il “fait disparaître” tout, mais parce qu’il met en harmonie. Parce qu’il accepte ce qui est, tel que c’est. Et cette acceptation n’est pas passive : elle est vivante. Elle est courageuse. Elle est parfois radicale.
Dans les espaces de transmission, j’aime être un canal. Laisser passer un savoir, une énergie plus juste, bien plus grande. Parfois j’y arrive. Parfois moins. Et mon genou, d’une certaine manière, me remet encore à terre pour ça. Encore. Pour l’humilité. Pour l’écoute. Pour arrêter de croire que je dois tout porter, tout contrôler, tout “tenir”. (C’est fou comme un genou peut être un maître.)
Et surtout… je souhaite que chacun et chacune trouve son propre chemin. Qu’on arrête d’aller chercher quelqu’un “au-dessus” qui saurait pour nous. Qu’on apprenne à lâcher, à accepter, à se rencontrer vraiment, dans ce qu’on est, dans ce qu’on n’est pas, dans ce qui fait peur, dans ce qui fait mal.
Vers quoi je tends : plier plutôt que résister (et gagner la paix)
Le chemin est celui d’une vie. Il est loin d’être facile. Il m’apprend à oser me regarder, à voir mes côtés sombres tout en les acceptant sans jugement. Il m’apprend aussi que je peux accueillir ce que je ne suis pas. Que je peux trouver le courage de modifier ce qui peut l’être, et parfois simplement de réparer doucement.
Même si certaines blessures sont encore trop vives pour être pleinement embrassées et cicatrisées, je crois qu’elles peuvent saigner moins fort. Qu’elles peuvent, progressivement, trouver compassion et sérénité. Et que je ne suis pas ces blessures. Je ne me réduis pas à elles. Je suis aussi mes capacités du moment, mes besoins, mes rêves, mes élans.
Alors oui… même si je ne pourrai plus m’agenouiller entièrement, même si je ne pourrai plus “embrasser la terre” comme avant, vivre pleinement cette communion avec la force de Gaïa et l’humilité du plus grand que soi… je me rappelle chaque jour vers quoi je tends:
Plier plutôt que résister.
Laisser passer plutôt que retenir.
Accepter de perdre la partie pour gagner la paix.
J’ai encore beaucoup à apprendre et à intégrer. Merci à mon genou. Merci aux leçons de la vie. Merci à ce plus grand que soi qui, parfois, casse nos certitudes pour nous montrer un chemin d’humilité… et d’acceptation.
Si ce récit résonne, je propose des accompagnements individuels pour toi et ton animal.
Et si ton élan du moment, c’est d’apprendre la communication animale et d’affiner tes perceptions, c’est ici:




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