LE MONDE DE LUCILE
À propos
Les chevaux m’accompagnent depuis l’âge de 9 ans
Mon histoire avec les chevaux n’a pas commencé par la communication animale.
Elle a commencé dans les écuries, au milieu des odeurs de foin, du bruit des sabots et de la chaleur de leur souffle. À 9 ans, alors que mon histoire personnelle était déjà traversée par des moments de tumulte, j’ai trouvé auprès d’eux un refuge.
Les chevaux possédaient quelque chose que je ne trouvais nulle part ailleurs : une présence assez forte pour m’ébranler et assez douce pour me rassurer.
Auprès d’eux, je me sentais en sécurité.
Ils m’ont appris à tomber et à recommencer.
À dépasser mes peurs.
À tenir bon.
À faire confiance.
Pendant longtemps, notre relation s’est construite autour de l’équitation et de la compétition. Je suis devenue cavalière professionnelle, et enseignante.
J’aimais travailler avec eux, progresser, chercher ce moment où le cheval et l’humain ne semblent plus faire qu’un. Pourtant, je ne mesurais pas encore tout ce qu’ils étaient venus m’enseigner.
Lorsqu’il a fallu tout recommencer
Bien plus tard, ma vie a connu une rupture profonde.
J’ai choisi de tout recommencer pour sortir de ce qui me faisait souffrir. Dans cette période où mes repères s’effondraient, les chevaux ont de nouveau été là.
Mais cette fois, ils ne m’ont pas seulement aidée à tenir debout.
Ils m’ont demandé de m’arrêter.
De ne plus chercher à faire, à réussir ou à maîtriser. De commencer à écouter.
Je me suis tournée vers la méditation et vers une perception plus subtile de leur présence. Peu à peu, j’ai appris à accueillir ce qui se manifestait dans mon corps : une sensation, une émotion, une image, un mouvement intérieur… J’ai découvert une autre manière d’entrer en relation avec eux.
Cette écoute m’a confrontée à mes blessures, à mes peurs et à mes contradictions. Les chevaux ne cherchaient pas à me sauver. Ils m’invitaient à retrouver ce qui était vivant et juste en moi.
Ce chemin a profondément transformé ma relation avec eux, mais aussi ma manière d’habiter ma propre vie.
De la cavalière à la formatrice en communication animale sensorielle
Depuis près de 15 ans, j’explore et je transmets la communication animale. J’ai accompagné plus de 3 500 duos humains-animaux et formé plus de 1 000 personnes.
Mon approche s’est construite au croisement de plusieurs chemins : mon expérience de cavalière et d’enseignante, la communication animale, l’écoute sensorielle, la méditation, les neurosciences, la communication non violente, l’énergétique et les pratiques chamaniques.
Je ne transmets pas une méthode destinée à obtenir des réponses parfaites.
J’apprends aux personnes que j’accompagne à ralentir, à revenir dans leur corps et à exercer leur discernement. À reconnaître ce qu’elles perçoivent sans chercher immédiatement à l’expliquer. À écouter l’animal tel qu’il est, sans projeter sur lui ce qu’elles aimeraient entendre.
Car communiquer avec un animal ne consiste pas seulement à recevoir ses messages.
Cela demande d’accepter d’être touchée, parfois dérangée, par ce qu’il nous révèle de lui, de notre relation et de nous-mêmes.
Remettre les chevaux au cœur de la relation
Les chevaux occupent une place particulière dans ma vie et dans mon travail. Ils sont ma famille, mes compagnons et, depuis toujours, de puissants guides.
Ils m’ont appris que la qualité d’une relation ne dépend pas seulement de ce que nous demandons à l’autre, mais de notre capacité à écouter ce qu’il vit.
Un cheval n’est pas uniquement un partenaire de loisir ou un athlète. Il possède sa propre sensibilité, son histoire, ses besoins, ses désirs et sa manière singulière d’entrer en relation avec le monde.
Lorsque nous prenons le temps de l’observer et de l’écouter véritablement, notre regard change. Nous ne cherchons plus seulement à obtenir sa coopération. Nous nous demandons ce qui peut rendre la relation plus juste pour lui aussi.
C’est cette réciprocité que je souhaite replacer au cœur de mes formations et de mes accompagnements.
Faire de sa sensibilité une force
Pendant longtemps, j’ai vécu mon hypersensibilité comme une difficulté.
Je ressentais trop. Les émotions, les tensions, les ambiances et les mouvements les plus subtils me traversaient avec une intensité que je ne savais pas toujours accueillir.
Aujourd’hui, cette sensibilité est devenue l’une de mes plus grandes forces.
Elle nourrit ma capacité à percevoir, à écouter et à accompagner sans imposer. C’est aussi pour cette raison que je m’adresse tout particulièrement aux personnes hypersensibles : celles qui ressentent beaucoup, doutent parfois de leurs perceptions et ont appris à se méfier de ce qui se passe en elles.
Je ne souhaite pas leur apprendre à ressentir davantage.
Je souhaite les aider à mettre de la clarté dans ce qu’elles ressentent, à faire confiance à leur sensibilité tout en développant leur discernement, et à trouver leur propre manière d’entrer en relation avec les animaux.
Retrouver notre juste place parmi le vivant
Je crois en un monde dans lequel l’être humain ne se place plus au-dessus du vivant, mais retrouve sa place parmi lui.
Un monde dans lequel nous apprenons à rencontrer les animaux au-delà de ce que nous attendons d’eux. À entendre leurs besoins, à respecter leurs limites et à reconnaître ce qu’ils ont à nous transmettre.
Cette transformation ne commence pas par une grande mission.
Elle commence dans la simplicité d’une relation : lorsque nous cessons de vouloir savoir à la place de l’autre et que nous acceptons enfin de l’écouter.
C’est le chemin que les chevaux m’ont enseigné.
Et c’est celui que je choisis aujourd’hui de transmettre.